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Les licences professionnelles Commerce International : des formations qualifiantes pour l’emploi

Article du 27/06/2022 par Eduniversal

Les licences professionnelles Commerce International : des formations qualifiantes pour l’emploi Les licences professionnelles Commerce International : des formations qualifiantes pour l’emploi

Les licences professionnelles ont été créées en France en 1999 dans un but très précis : professionnaliser les formations dans les universités et améliorer l’insertion professionnelle des étudiants. Formations sélectives, elles permettent notamment aux étudiants de DUT et de BTS, ainsi qu’aux salariés et demandeurs d’emplois, d’accéder à une formation courte (un an) dont l’équation bien connue est la clé de leur réussite : savoir universitaire + partenariat avec les branches professionnelles et les entreprises = formation qualifiante pour l’emploi.

Pendant l’année universitaire 2020-2021, près de 1200 étudiants sont inscrits dans les 37 licences professionnelles de l’université de Rennes 1. Elles sont essentiellement portées par les 4 IUT de cette université (87% des étudiants inscrits en licence professionnelle). Dans leur très grande majorité, elles se réalisent en alternance : contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Les enquêtes à 30 mois montrent un taux d’insertion professionnelle de 96% pour les diplômés de 2019.

Parmi ces licences professionnelles de l’université de Rennes 1, la plus ancienne a été créée en 2002 : la licence professionnelle Assistant Gestionnaire Export, dont le responsable pédagogique est le professeur Aziz Mouline et qui est classé 20eme dans le classement Licence commerce International. Son objectif est de permettre à des étudiants de L2, DUT ou BTS, ayant une formation économique, de gestion ou juridique, de maîtriser les techniques d’exportation, c’est-à-dire toutes les variables essentielles (logistique, financement, risques, droit, langues étrangères) d’une entreprise voulant se développer à l’international.

Cette formation a été transformée en alternance en septembre 2020 pour deux raisons essentiellement :

  • répondre à une forte demande des entreprises partenaires qui souhaitent recruter des jeunes en alternance (former de manière progressive aux spécificités de l’entreprise et sécuriser les recrutements sur le long terme) et répondre à un enjeu sociétal (favoriser l’insertion rapide des jeunes sur le marché de l’emploi)
  • répondre à une forte demande d’un grand nombre d’étudiants pour une formation en alternance leur permettant d’appliquer directement ce qu’ils apprennent en formation. Un des enjeux de la loi du 6 septembre 2018 « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est de permettre aux jeunes de s’orienter vers l’apprentissage leur donnant la possibilité d’intégrer le marché de l’emploi rapidement à l’issue de leur cursus.

Cette formation sera totalement déclinée en blocs de compétences à partir de septembre 2022. Dans le domaine de la formation professionnelle, on ne peut plus raisonner seulement en termes de diplôme mais bien en blocs de compétences, ce qui suppose une adaptation de la formation aux besoins des salariés et des demandeurs d’emplois. La temporalité n’est plus la durée (un diplôme en fin d’année) mais l’immédiateté (des compétences ciblées en un temps court). La demande s’oriente de plus en plus vers des formations courtes, plus souples et plus adaptées à la situation de chacun. L’inscription des formations en blocs de compétences dans les référentiels gérés par France compétences est un préalable indispensable pour qu’elles soient éligibles à un financement du Compte Personnel de Formation (CPF).

Cette déclinaison en blocs de compétences permet au bénéficiaire de l’action de formation (étudiants, apprentis, salariés en reprise d’étude) :

  • d’identifier plus facilement les compétences visées par le parcours dans lequel il est inscrit
  • de l’aider à valoriser les compétences qu’il a acquises auprès d’un futur employeur.

C’est aussi une première étape pour le déploiement au sein de l’université de Rennes 1 de l’individualisation du parcours. Cette déclinaison en blocs de compétences permettra aussi une meilleure lisibilité des contenus des parcours afin que les étudiants puissent faire des choix correspondant à leurs attentes et projets.

C’est donc également une opportunité pour les salariés et demandeurs d’emplois d’accéder à des formations universitaires sur des formats plus courts leur permettant de concilier formation et activité professionnelle. Ils auront aussi la possibilité d’acquérir une certification universitaire inscrite au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) et de capitaliser les blocs dans l’objectif d’une reprise d’études ou d’une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)

Cette formation est soutenue par le comité local Bretagne des Conseillers du Commerce extérieur : animation de conférences, visites d’entreprises, encadrement des projets tuteurés, prix Bretagne Sans frontières, etc.

Les licences professionnelles ont ainsi fait leur preuve en s’imposant dans le paysage de l’enseignement supérieur par leurs atouts incontestables : professionnalisation des formations et insertion professionnelle des étudiants. Elles sont à un tournant avec la réforme de la transformation des DUT en BUT (Bachelor Universitaire de Technologie), un diplôme préparé en trois ans en IUT. Logiquement, les licences professionnelles devraient se fondre dans cette réforme et faire partie du BUT. Ce n’est pas toujours possible car, pour l’instant, certaines licences professionnelles actuelles ne trouvent pas parcours du BUT auquel elles pourraient être rattachées.

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