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La faculté ressemble fort à l’étape suivante qui s’impose après le Bac. Avant de faire votre choix, demandez-vous si le contenu, mais aussi l’organisation et le contexte universitaire vous correspondent.
Avant de faire votre choix et d’aller à l’université
Pour anticiper, il faut se rendre sur les sites Internet
des universités, se rendre sur les salons et profiter
des journées Portes Ouvertes (journée où les facs
ou établissements vous accueillent pour vous
faire découvrir leur locaux, leurs enseignants et
enseignements), garder à l’esprit les dates d’inscription
et les formalités d’admission.
L’enseignement supérieur traditionnel comporte un
certain nombre d’écueils tels que le faible (ou absence
complète de) suivi individuel, les cours magistraux,
les grands amphithéâtres, les concours et examens
concentrés à un moment précis plutôt que distribués
tout au long de l’année.
Cherchez les réponses aux questions suivantes :
- quels sont les objectifs de la formation ?
- y a-t-il une sélection ? à quel moment du cursus ?
- quelles sont les UE imposées ; quelles sont les UE « à
la carte » ?
- comment s’effectue le contrôle des connaissances ?
- le cursus est-il professionnalisé ? y a-t-il une
possibilité de le suivre en alternance ?
- quelle licence pour quel master ?
Une fois à l’université, suivez quelques conseils
pour réussir votre première année
Renseignez-vous sur l’organisation de la première
semaine, lors des inscriptions, pour ne pas choisir à
la légère vos cours. Assistez aux conférences, soyez
assidus aux cours magistraux et aux TD (travaux
dirigés) et TP (travaux pratiques). Ne négligez ni les
langues, ni l’informatique…
Le nombre d’étudiants inscrits à la fac ne facilite pas
les choses : pour ne pas se noyer dans la masse, il faut
rester alerte : soyez vigilants quant aux contenus des
panneaux d’affichage, faites régulièrement un détour
par votre UFR pour vérifier qu’une information cruciale
ne vous a pas échappé.
Les écueils à éviter
• Les erreurs d’orientation : le taux d’échec en L1 est
proprement hallucinant, et est principalement dû
aux erreurs d’orientation. Vous ne persévérerez
pas dans une voie que vous n’avez pas mûrement
réfléchie.
• Les difficultés d’adaptation : passer du lycée
à la fac, c’est devenir plus indépendant et
responsable. Personne ne viendra s’assurer
que vous approfondissez les cours et que vous
préparez les partiels en amont au lieu d’attendre
les mois de janvier et de juin (époques habituelles
des partiels, ces examens qui viennent rythmer
l’année universitaire). Les supports se raréfient et
c’est avant tout sur vous que vous devez compter
pour vous motiver à travailler, pour vous forcer à
assister à tous les cours.
• Prendre vos heures libres pour des heures
perdues.
Les bons réflexes
• Prenez le plus rapidement possible l’habitude de
vous rendre en bibliothèque pour travailler : le
temps des devoirs à la maison est révolu. Vous aurez
besoin de plus que de l’encyclopédie familiale pour
préparer vos cours. Car si les emplois du temps des
facs sont aménagés de la sorte (avec beaucoup
d’heures libres), c’est bien parce qu’ils prennent
en compte les deux heures de préparation que
demandent chaque heure de cours. Vous devez lire
des références et approfondir des points qui n’ont
été qu’évoqués par les professeurs. Vous devez
arriver pour le cours magistral avec une idée de ce
qui va être dit (suivez le plan de cours distribué en
début d’année) et si possible avec quelques notes
sur le sujet (cours de l’année précédente, lecture
personnelle sur ce thème).
• Identifiez vos points faibles ou les UE qui vous
posent problème et réagir immédiatement. Un
système de tutorat est mis en place dans bien des
universités, pour vous aider à faire face à ce genre
de difficultés (voir le dossier « Orientation », partie
accompagnement et soutien).
• Profitez de votre temps libre et des heures creuses
pour vous investir dans des projets associatifs,
dans des échanges de conversation pour améliorer
vos langues ou préparer les tests du TOEIC et du
TOEFL. Une fois le cap de la première année passée
(selon votre temps d’adaptation), vous n’aurez plus
d’excuse pour ne pas élargir vos horizons.
• Ne vous limitez jamais à une approche purement
théorique : stages, projets personnels et jobs
étudiants vous feront gagner en maturité et vous
donneront l’aspect pratique qui pourrait vous faire
défaut.
La Licence classique
La licence dure trois ans. Le principe légal de
l’inscription en licence universitaire est qu’elle est
ouverte à tous les bacheliers, sans sélection. Dans
la réalité, une université entière fait exception : Paris
Dauphine, et certaines L1 d’autres universités imposent
aussi une sélection ! Par ailleurs, les licences les plus
demandées sont sectorisées géographiquement.
L’objectif de la licence classique à l’université est de
vous donner un socle de connaissances théoriques
dans un certain domaine de savoir. Exemples : le droit,
les mathématiques, la psychologie. En règle générale,
ce socle n’est pas suffisant pour trouver un emploi
(contrairement aux formations dispensées en licences
professionnelles). La majorité des étudiants poursuit
donc ses études après la licence : en master, dans une
autre licence ou dans une école.
Question éventail des licences disponibles, la source
d’information la plus fiable en Ile-de-France reste le
site de RAVEL, ouvert en janvier chaque année. Pour
les contenus et la sélectivité de chacune d’entre elles,
rendez-vous dans le panorama des filières de ce guide.
La pluridisciplinarité, qu’est ce que c’est ?
On parle de pluridisciplinarité lorsque les cursus
s’ouvrent, vous permettant d’étudier plusieurs
matières à la fois. Attention, cette multiplication
des cours entraîne du travail en plus ! Un cas
d’école : l’Université UPX à Nanterre avec des
licences en « Majeure / Mineure », avec une
matière forte et une matière secondaire (exemple
: LLCE et Lettres Modernes) et des licences
« Bidisciplinaires » avec deux matières fortes
(exemple : Economie et Sociologie).