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Les Instituts Universitaires de Technologie (IUT) vous mènent au Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) ou au Diplôme d’Etudes Universitaires Scientifiques et Techniques (DEUST)
Comme les BTS, les IUT proposent des cycles de formation courts (2 ans) et très professionnalisants. Les diplômes de DUT et de DEUST valident cette formation et vous ouvrent les portes de la vie active. Comme celles des STS, les formations des IUT sont donc très techniques et très ancrées dans le monde du travail. Leurs grandes lignes sont aussi conçues par le Ministère de l’Education Nationale, qui propose aux établissements qui les dispensent des schémas à respecter.
Les IUT sont des établissements universitaires, toujours rattachés à une université (les formations sont donc validées par des ECTS). Cependant, ils bénéficient d’une autonomie de fonctionnement définie dans le fameux « Article 33 » (plus de précisions sur www.unpiut.org). Ils peuvent donc à la fois être sélectifs après le Bac (comme les STS) et délivrer des diplômes d’Etat : DUT, DEUST (Bac +2), mais aussi des licences professionnelles (Bac +3). C’est l’une de leur grande force par rapport aux lycées.
De fait, plus le temps passe, plus les IUT se transforment
en tremplins vers la poursuite d’études. Cette dérive (on
est censé travailler avec un DUT en poche) est inéluctable
avec la réforme LMD. Elle a commencé bien avant celle-
ci, du fait des liens IUT/universités, de la qualité des
enseignements qui y sont dispensés et de leurs avantages
considérables en matière d’encadrement pédagogique.
Les diplômés de DUT sont courtisés par les écoles et les
responsables de licences !
Comme les BTS, les DUT sont très nombreux et très variés.
On distingue les mêmes grandes familles :
• les DUT de Service (commerce, assistanat, etc.) et
• les DUT de Production (Industrie, technologie, etc.).
Si la sélectivité à l’entrée dépend du secteur, on note qu’il
est de plus en plus difficile d’entrer en IUT sans un Bac
général ou un bon Bac technologique. Constat à tempérer
selon les IUT : certains font de gros efforts pour intégrer
les jeunes de leur bassin local, y compris ceux issus des
filières professionnelles.
Quatre grandes questions à vous poser (les mêmes que pour un BTS) :
• Quel taux de réussite ? Avant de choisir votre IUT, renseignez-vous sur leurs taux de réussite au diplôme.
• Polyvalence ou spécialisation ? Selon vos projets professionnels, faites attention aux dangers de l’hyperspécialisation comme à ceux du « non choix ». Un bon moyen de trancher : renseignezvous sur les débouchés à la sortie. Certaines sections sont en vogue, d’autres sont amenées à disparaître…
Etudes classiques ou apprentissage ? Comme toute formation professionnalisante, l’IUT se marie bien avec le système de l’apprentissage. Rendez-vous quelques pages plus haut pour en connaître les avantages et les inconvénients. Dans tous les cas, exigez des stages d’immersion complète et des projets en collaboration avec les entreprises.
• Poursuivrez-vous vos études ? On l’a vu, la majorité des titulaires de DUT ou de DEUST poursuivent leurs études. Leurs voies de prédilection : les licences professionnelles (les IUT en ouvrent eux-mêmes de plus en plus). Autre solution qui se développe très vite : des quatrièmes semestres de DUT spécialement aménagés pour ceux qui veulent poursuivre en licence classique à la fac. Renseignez-vous ! Enfin, il existe désormais des DUTI (pour International), équivalents à des Diplômes Universitaires (DU), à préparer en un an dans votre IUT, à la suite de votre DUT.
Quelques définitions utiles pour les classes prépas :
Une colle, qu’est ce que c’est ? Orthographiées aussi « khôlles », ce sont les interrogations orales des élèves en classe prépa, elles ont souvent lieu le mercredi et sont redoutées : passage à l’oral après une courte préparation.
Une khâgne, qu’est ce que
c’est ?
La classe d’hypokhâgne désigne
la première année de classe
prépa littéraire, celle de khâgne
la seconde. Par dérision une
orthographe grécisée (car les
cours de langue ancienne font
partie du cursus) de « cagne » est
utilisée, référence humoristique
et oubliée aux genoux cagneux
des littéraires du début du
siècle censés s’enfermer dans
leur bouquins et ne pas faire de
sport. Certains élèves redoublent
leur khâgne, on les appelle des
« Cubes ».
Une classe étoile, qu’est ce que c’est ? Les classes étoiles sont destinées aux élèves visant spécifiquement les plus grandes écoles (Polytechnique, ENS, Mines, Centrale). Beaucoup d’élèves de Spé redoublent pour retenter les concours. En première Spé, on les appelle les 3/2, en seconde les 5/2 (une histoire d’intégrales de X).
Un bizuth, qu’est ce que c’est ?
On parle de « bizuths » en
première année et de « carrés » en
seconde année de prépa HEC.