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Voici une palette de choix possibles en cas de grave difficulté en terminale. Comme toujours, n’hésitez pas à discuter longuement avec enseignants, proviseurs et conseillers d’orientation.
La solution la plus immédiate est de tenir comme on
peut puis de redoubler. La plupart des redoublants
choisissent la même section ou une section voisine. Mais
vous pouvez aussi vous tourner vers un autre type de Bac
(général, technologique, professionnel), ou même vers un
établissement mieux adapté à vos besoins. Un peu partout
en France, il existe en effet des lycées spéciaux, dont la
pédagogie a été pensée pour les élèves « décrocheurs ».
Ces dispositifs sont rares, uniques en leur genre et donc très
locaux : il faut fouiller pour les trouver. N’hésitez pas à vous
renseigner auprès du rectorat de votre académie.
• Vous pouvez également choisir de passer ou repasser
le Bac en candidat libre, en le préparant seul ou avec
l’aide d’un enseignement à distance. Les candidats libres
« redoublants » gardent le bénéfice des notes au-dessus
de 10 qu’ils ont obtenus lors de leur première tentative.
Autrement dit, vous n’êtes pas obligés de repasser les
matières où vous avez réussi.
Si un jour, plusieurs années après votre terminale inachevée,
vous reprend l’idée de faire des études supérieures, sachez
qu’il existe en France un Diplôme d’Accès aux Etudes
Universitaires (DAEU), qui remplace alors le Bac.
• Autre façon de rester dans le système scolaire classique de l’Education Nationale : tenter d’obtenir ce qu’on appelle des « Capacités » (gestion, droit...). Ces diplômes accessibles au niveau terminale ne sont pas faciles à obtenir. Leur avantage : vous pouvez vous concentrer sur une matière. Une fois une Capacité obtenue, la poursuite d’études est possible dans votre voie de spécialisation. Renseignements sur www.cned.fr.
• En marge de l’Education Nationale, des établissement privés accueillent des élèves non bacheliers. Il s’agit soit de sections de BTS, soit d’écoles spécialisées. La qualité de l’enseignement n’est pas toujours à la hauteur de leur prix : vérifiez les taux de réussite au BTS, interrogez les anciens, demandez des garanties quant aux stages et aux premiers emplois.
• Sans courir derrière un diplôme, vous pouvez aussi vous
tourner vers les « formations qualifiantes » (par opposition
aux formations diplômantes). En règle générale, elles
vous permettent soit d’apprendre rapidement un métier
(formations professionnelles), soit de patienter avant de
retenter le Bac. Beaucoup de ces formations publiques
sont dispensées dans les GRETA (Groupement Régional
d’Etablissements Techniques pour Adultes), qui sont en
fait des réseaux de lycées et d’établissements du supérieur.
Informations techniques sur www.education.gouv.fr/
fp/greta.htm. Autre site à consulter : www.cnpp.com/
formation/formation_diplomante.htm.
• Quant au CNAM (le Conservatoire National des Arts et Métiers), il propose des « formations certifiantes ». Infos sur www.cnam.fr. Enfin, pensez à contacter les CFA de votre région.
• Pour finir, vous pouvez tout simplement décider de vous lancer dans la vie active. Deux choses importantes à savoir. D’abord, il existe de nombreux « contrats aidés », créés par le gouvernement pour faire face au chômage des jeunes, très fort en France. Ensuite, n’oubliez jamais qu’il est possible de reprendre une formation après quelques années de vie professionnelle, on parle alors de formation continue, qui s’appuie sur une Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).
• A noter que la fonction publique (armée incluse) recrute aussi avant le Bac.